Santé intégrative : Le patient comme médicament 

Sommaire :

Santé intégrative : le patient comme médicament
Ecouter l'article

Selon les données actuelles, près de 60% des maladies sont évitables, un chiffre qui reflète les limites du système de santé et de soins actuel et la nécessité de revoir sa gestion. La progression rapide des services de e-santé et l’émergence de la préoccupation du bien-être sont deux tendances qui poussent notre système de santé, aujourd’hui curatif, vers un paradigme préventif. D’où l’expression commune « il vaut mieux prévenir que guérir » qui met l’accent sur la nécessité d’anticiper les risques plutôt que d’attendre la maladie pour la traiter. 

Le patient, acteur central de sa santé

     La santé intégrative redéfinit le rôle du patient dans le parcours de soins. Le patient passe d’un corps passif, simple récepteur des soins à un acteur central participant activement à la gestion de sa santé au-delà des traitements médicaux classiques. 

Les patients peuvent contribuer activement à la gestion de leurs soins, et pour cause, ils sont capables d’observer les traitements qui leur sont administrés et les recommandations qui leur sont formulées. Comme l’évoque Melinda Lyons, « les patients seront toujours physiquement présents pour passer du temps avec eux-mêmes ». L’accès aux informations, techniques, conseils pratiques est d’autant plus accessible qu’il existe de plus en plus de services de e-santé en mesure de participer à l’éducation thérapeutique des patients et de fournir un accompagnement adapté et individualisé. 

Les leviers d’actions

     L’une des pierres angulaires de la santé intégrative est le changement des habitudes de vie. Au lieu de se concentrer uniquement sur le traitement des symptômes, cette approche encourage une transformation radicale des modes de vie. Cela inclut des ajustements notamment sur les déterminants santé majeurs : l’alimentation (adaptation du régime alimentaire), l’exercice physique (mise en place d’une pratique régulière), la gestion du stress et le sommeil (prise en charge de la santé mentale). En reconnaissant que la santé ne se limite pas à l’absence de maladie, mais plutôt à un équilibre global du bien-être, la santé intégrative encourage chacun à adopter des habitudes de vie saines sur le long cours. 

 

     La santé intégrative répond aux enjeux de l’organisation du système de santé et de soins actuels. Positionner le patient au cœur de sa santé en lui inculquant une éducation thérapeutique viable lui permet d’agir sur ses déterminants santé en complément du parcours de soin classique afin d’assurer un meilleur suivi, une meilleure qualité de vie, mais également une réduction des risques d’aggravation et de récidives. 

 Sources : 

Santé : passons du « tout curatif » à davantage de prévention ! (s. d.). Le Point. https://www.lepoint.fr/invites-du-point/sante-passons-du-tout-curatif-a-davantage-de-prevention-20-09-2023-2536106_420.php#11 

Mougeot, F., Robelet, M., Rambaud, C., Occelli, P., Buchet-Poyau, K., Touzet, S. & Michel, P. (2018). L’émergence du patient-acteur dans la sécurité des soins en France : une revue narrative de la littérature entre sciences sociales et santé publique. Santé Publique, 30, 73-81. https://doi.org/10.3917/spub.181.0073 

Avez-vous trouvé cet article utile ? Oui Non