Maladies chroniques et comportements santé : résultats d’une grande étude européenne

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60 000 patients dans 15 pays. Tous âgées de plus de 45 ans et dont 80 % sont atteints d’une maladie chronique. Les premiers résultats de l’enquête PaRIS, ont été présentés à l’occasion de la réunion des ministres de la santé de l’OCDE à Paris 22 et 23 janvier 2024. Objectif de la réunion : le travail sur la remise au centre du patient dans son parcours de soins.

Les premiers résultats de l’étude apportent d’ores et déjà des premiers enseignements très intéressants en matière d’accompagnement des patients. Car si le médecin reste au centre de la confiance en matière de soins, le constat est partagé qu’il n’est pas en mesure d’assurer l’accompagnement nécessaire aux changement de comportements pour contrôler la maladie chronique.

A noter que les résultats de cette étude ne soulignent aucune différence entre hommes et femmes.

Etat des maladies chroniques dans des plus de 45 dans l’OCDE

Une acceptation des maladies chroniques ?

De façon étonnante, et alors même que 80 % des patients de l’étude ont une maladie chronique, plus de 75 % des personnes interrogées, toutes classes d’âge confondues, se déclarent en bonne, très bonne, voire excellente santé.

Il semble que le seuil psychologie de 3 maladies chroniques soit le critère pour déclarer une moins bonne santé (moins de 50 % des personnes souffrant de trois maladies chroniques ou plus se déclarent en bonne, très bonne, voire excellente santé).

Le médecin toujours au centre de la santé

80 % environ des patients font confiance à leurs prestataires de soins primaires quelle que soit l’organisation de leur pratique, et ils leur font davantage confiance qu’au système de santé dans son ensemble.

Les personnes qui estiment bénéficier de soins primaires de qualité se sentent en meilleure santé, même lorsqu’elles souffrent de maladies chroniques multiples.

Les individus qui consultent le même médecin depuis longtemps lui font souvent davantage confiance, et considèrent que les soins qu’ils reçoivent de manière globale sont de meilleure qualité.      

Et pourtant. Le rapport indique que les soins primaires ne sont pas capables d’assurer l’accompagnement nécessaire pour contrôler les maladies chroniques.

« En effet, la gestion de leur pathologie – de la prise des médicaments aux rendez-vous médicaux en passant par la compréhension de l’évolution des symptômes et l’adaptation à ces changements, ou encore la gestion de l’alimentation et de l’activité physique – ne se fait pas au cabinet du médecin, mais bien à leur domicile. Donner à chacun les moyens de gérer sa propre santé est donc un axe essentiel des soins de santé, surtout pour les personnes atteintes de maladies chroniques

Un sentiment de contrôle faible

Plus de 40 % des répondants à l’enquête PaRIS n’ont pas confiance dans leur capacité à gérer eux-mêmes leur santé et leur bien-être.

Sans surprise, plus une personne souffre de maladies chroniques, plus sa confiance dans son aptitude à l’autogestion diminue.

D’une manière générale, les personnes ayant un faible niveau d’études sont moins confiantes dans leur capacité à l’autogestion.

Pour consulter les résultats, cliquez ici :

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